Feu de camp à Saint-Georges de Didonne

Publié le par Grassineau Benjamin

Le port de La Rochelle

Si il y a une chose que j'aime tout particulièrement lorsque j'arrive dans un village, ou une ville, par la mer, c'est que c'est un monde complètement différent de celui où on arrive par la terre. C'est comme ça, on change de point de vue, et le monde est radicalement différent. Donc, avec Christophe et Eric, on était parti sur la Gironde, vers Royan. La veille, il me semble qu'on était à Mortagne. Je me rappelle plus exactement pourquoi. Mais en tous cas, c'était durant l'automne 2005.

Bon, on décide de s'arrêter à Saint-Georges de Didonne, à l'improviste. Ct le WE, personne dans le port. Vous avez du deviner la suite. Tranquille tout le WE. Reste une question. A quoi ressemble la journée d'un voileux pouraveux ?

D'abord, on erre dans le village. On admire. Quoi donc ? Les détails. Les détails de chaque maison, le décor ! Le décor des sédentaires, qui vivent pour l'apparence. Comme tout le monde, bien sûr. Donc, on visite. On observe. On scrute l'ordinaire. Mais comme on vient de la mer, l'ordinaire est extra-ordinaire. C'est ça l'intérêt. Par exemple, le jour, on va se poser sur la plage de Saint-Georges de Didonne. On dort à même le sable. Ca c'est la belle vie. Rien à penser. Juste à glander. Se laisser porter par les courants. On est paisible, alors que le monde s'affaire à bronzer, discutailler, rouler, produire et consommer. Pas besoin de se fatiguer à consommer, on respire le bon air de la mer.

L'idéal pour se nourrir serait de faire les poubelles des plages, ou d'aller taxer des pic-nics aux touristes. C'est un beau programme. Mais bon, le soir, on a des sardines. Comment on mange des sardines ? Eh bien, sans se fatiguer, pas besoin de grill, de barbecue, ou autre accessoire du joyeux campeur. Première tentative, on se trouve un terrain au bord de l'eau, un chantier en construction. Il y a tout, des pierres plates, des espèces de grilles, etc. Donc, on commence à faire le feu. Hélas, un sédentaire intervient, nous fait son numéro de gorille, et nous dit de quitter les lieux. Bon on s'éxécute. Inutile de lutter contre ce genre de crétins. Et puis, les sardines grillées, ca attend pas.

Donc, on continue à chercher un coin. On trouve un superbe lieu, au dessus d'une conche, avec le bruit des vagues. Encore la belle vie. On se pose, on fait le feu avec des branches prises à droite à gauche et on grille quelques sardine. Comment ? C'est bien simple. On les pique avec un bout de bois et on les met à griller direct sur le feu. C'est excellent, il y a pas à dire. Un peu sableux et cendreux, mais je me suis rarement autant régalé avec des sardines. Voilà. Une bien belle journée.

Le lendemain, on est parti, sans payer le port. Faut pas exagérer, ct le WE et y avait personne. Voilà, compte-rendu d'une petite excapade voile pourave.

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